Quand il est question de planification financière, j’aime explorer les nombreuses façons d’accroître la valeur nette d’une personne et partager mes réflexions à ce sujet. Selon la situation financière de cette dernière, il pourrait s’agir de façons d’économiser davantage, de rembourser des dettes ou même d’investir dans l’immobilier ou les marchés boursiers.
Un autre sujet à examiner réside dans les stratégies visant à payer moins d’impôt. Même si la planification fiscale est une activité qui devrait être pratiquée à longueur d’année, cela ne convient pas nécessairement à tout le monde. Quand il s’agit de créer de la richesse et d’épargner un peu plus pendant des périodes difficiles, la solution ne réside pas dans l’exécution parfaite d’une grande stratégie, mais plutôt dans l’adoption de plusieurs petites habitudes. Les économies fiscales et l’accroissement du revenu après impôt représentent des façons assez simples de surmonter des périodes orageuses et de créer de la richesse à long terme.
Voici trois possibilités d’économies fiscales à considérer :
1. Réclamez vos dépenses médicales familiales
Les dépenses médicales peuvent s’accumuler rapidement. Ainsi, vous avez intérêt à regrouper celles de votre famille et à les attribuer à la personne dont le revenu est le plus bas. Voici pourquoi.
Vous pouvez réclamer un crédit d’impôt fédéral non remboursable pour les frais médicaux supérieurs à 3 % de votre revenu net ou à 2 421 $ en 2021, selon le moins élevé des deux (visitez le (visit the web de l’ARC fpour connaître les plus récents renseignements sur les crédits pour frais médicaux), ainsi qu’un crédit provincial ou territorial correspondant. Selon votre revenu et celui de votre conjoint, vous pourriez songer à réclamer vos frais médicaux totaux sur une seule déclaration de revenus, car cela pourrait vous aider à atteindre le seuil minimal requis pour réclamer ces dépenses.
Il importe de souligner que le crédit pour frais médicaux s’applique à ceux payés à tout moment pendant la période de 12 mois terminée au cours d’une année civile donnée (cette période est portée à 24 mois si la personne décède pendant l’année). Cette période offre une flexibilité accrue à votre ménage, selon le moment où vous avez engagé les frais en question; assurez-vous simplement de conserver tous vos reçus.
2. Réclamez vos dons de bienfaisance
Certes, c’est impossible de verser un don à toutes les œuvres qui vous le demandent, mais vous pouvez appuyer celles dont la raison d’être cadre avec vos valeurs. En plus de dons en espèces, vous pouvez faire don de valeurs mobilières ou d’autres éléments d’actif et même donner de votre temps.
La bonne nouvelle, c’est que le gouvernent fédéral et ses homologues provinciaux offrent des incitatifs pour vous encourager à verser des dons à vos œuvres préférées. Ces incitatifs peuvent être considérables, selon votre lieu de résidence.
Pour encourager le versement de dons plus élevés, le gouvernement offre un crédit d’impôt qui augmente en fonction du montant du don. Sur la première tranche de 200 $, le gouvernement offre un crédit de 15 %. Ajoutons à cela les crédits provinciaux, et votre crédit combiné pourrait atteindre 54 % lorsque votre don total dépasse 200 $ au cours de l’année civile. C’est donc une solution gagnante pour vous et l’œuvre de bienfaisance.
N'oubliez pas que le 31 décembre est la dernière journée pour faire un don qui permet d’obtenir un reçu fiscal pour l’année en question. Dans la plupart des cas, quand vous versez un don en ligne, vous recevez sur-le-champ un reçu fiscal électronique.
3. Cotisez à un régime enregistré d’épargne-études (REEE)
La plupart des gens estiment que leurs enfants feront des études postsecondaires visant, entre autres, l’obtention d’un diplôme universitaire ou d’un certificat collégial ou l’acquisition d’un métier. L’éducation, qui est souvent considérée comme un facteur d’égalisation permettant aux personnes de tous les antécédents socio-économiques de bâtir une carrière couronnée de succès, demeure néanmoins très coûteuse.
Si votre enfant ou votre petit-enfant a eu 15 ans au cours de la dernière année et qu’il n’a jamais bénéficié de la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), vous pourriez avoir droit à une SCEE représentant 20 % de vos cotisations annuelles, jusqu’à concurrence d’un paiement annuel maximum de 500 $, ou de 1 000 $ si vous êtes admissible au report des droits de cotisation. Pour recevoir cette subvention, vous devez cotiser 2 000 $ à un REEE d’ici le 31 décembre 2022 afin d’y être admissible en 2023 et 2024. Si vous n’êtes pas en mesure de cotiser à un REEE en 2022, vous pouvez le faire en 2023 afin d’avoir droit à la SCEE en 2024 et 2025.
Les enfants d’aujourd’hui veulent peut-être de nouveaux vêtements, les plus récents gadgets électroniques ou des jouets, mais il ont sans contredit besoin d’une éducation. C’est pourquoi, à mon avis, une cotisation à un REEE est un cadeau qui recèle une source intarissable de bienfaits.
Parlez à un comptable pour découvrir des possibilités d’économies fiscales additionnelles
Ce ne sont là que quelques exemples. Vous auriez intérêt à parler à un comptable ou à la personne qui produit votre déclaration de revenus des possibilités, pour vous et votre famille, d’épargner de l’argent. Je garde toujours les trois « R » en tête : un expert vous aidera à trouver des façons de reporter l’impôt payable et de réclamer des dépenses déductibles du revenu, tout en examinant les possibilités de retarder à plus tard les paiements d’impôt. Dans tous les cas, le but consiste à mettre plus d’argent dans vos poches.